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Le dernier siècle [Par Vincent Vauclin]

juillet 5, 2010
par agirpourlavenir

Frank John Fenner est un éminent scientifique australien, qui fut notamment à l’origine de l’éradication de la variole.

Dans une interview datée du 16 Juin 2010 à The Australian, il livra sa vision de l’avenir de l’Humanité : l’extinction.
Ainsi, selon lui, l’espèce humaine aura disparu dans un délai d’un siècle, notamment du fait de la généralisation du mode de production capitaliste à l’ensemble de la population mondiale, population par ailleurs en augmentation permanente.

Ce constat, je le partage, et je le décrivais dans mon ouvrage paru en 2009 en ces termes :

« Le réchauffement climatique s’autoalimentera, menacera et fera alors disparaitre à court terme (moins d’un siècle) une grande partie des espèces vivant sur Terre (celle-ci ne pouvant subsister car un changement aussi rapide et brutal ne leur laisse pas le temps de s’y adapter). »

(Le Moment est venu p.89)

Je faisais alors référence au dérèglement climatique et au Désordre Environnemental, conséquences directes du capitalisme.

Il ne faut en effet pas se faire d’illusion : la situation du monde ne laisse présager rien de bon. Cette « croissance économique » tant chérie par nos politiques ne fait qu’alimenter le processus de déclin général de notre Civilisation. En d’autres termes, la voie que nous empruntons cache sous le masque du progrès le visage de la décadence, et finalement de la destruction. Destruction de l’Homme, destruction de la Nature et de son équilibre millénaire, destruction de nos perspectives d’avenir.

Pire encore : l’ensemble des acquis accumulés au fil de l’évolution de notre Civilisation, culturels, philosophiques, artistiques ou éthiques, sont purement et simplement détruit par la société marchande qui, non contente de ravager par l’exploitation les corps des Hommes, s’en prend aussi à leurs âmes. En conditionnant l’humain, en l’abêtissant et en l’enfermant dans cette société du spectacle, le système modèle ses nouveaux sujets : désintéressés de la vie publique et politique, désintéressés de l’avenir de leur planète et de leur peuple, désintéressés de leur culture et de leur Histoire, ils sont ceux qui auraient pu poursuivre l’effort de Civilisation. Ils sont devenus ceux qui l’enterrent.

Ainsi, l’Histoire de l’Humanité touche à sa fin. Et avec elle, celle de la Vie.
En l’espace de deux siècles, le capitalisme s’est imposé partout. Son moteur principal ? La pulsion de mort. Son hégémonie a pu se concrétiser grace à l’excitation des plus bas insctincts humains (la cupidité, l’égoïsme, le sadisme, la domination), permettant aux êtres les plus vils de dominer les autres, de les exploiter et de renforcer ainsi leur pouvoir. Ce n’est pas un hasard si le règne du capitalisme d’aujourd’hui est également celui de l’immoralité et de la bêtise.
Car tout est lié. Les enfants qui aujourd’hui regardent la télévision plus de trois heures par jour s’imprègnent de cette nouvelle philosophie, celle de l’égoïsme revendiqué, de la superficialité affichée, de la consommation débridée. Ils reproduiront alors ces schémas, façonnant ainsi la société et alimentant alors le cercle vicieux que nous connaissons.

La politique pourra-t-elle remédier à cette situation ? La réponse est non. En tout cas, pas dans l’état actuel des choses. Car le système démocratique qui est le nôtre, en principe idéal, se trouve face à une contradiction improbable, et dramatique : les citoyens ne veulent plus l’être. Un nombre croissant de français sont effet de plus en plus méprisants vis-à-vis de ce rôle fondamental. C’est le résultat d’années de conditionnement médiatico-publicitaire, qui a permis au capitalisme de neutraliser son opposition : les citoyens sont devenus des consommateurs à plein-temps, acteurs centrals du système.
C’est alors le dysfonctionnement assuré, où le capitalisme prend le dessus sur son ennemi naturel, la République. C’est l’extinction de la Démocratie : le peuple ne voudra pas en finir avec ce système, le peuple ne prendra même pas conscience du sort qui l’attend. Il n’y a pas de miracles, il n’y a que des déterminants psychologiques.

C’est donc une impasse. Prévisible, et si étonnante à la fois.

Est-ce une raison pour baisser les bras ? En aucun cas.
Tout une frange de la population a échappé, totalement, ou en partie, à ce conditionnement massif. Et malgré l’étendue considérable de ce véritable chaos sociétal, il reste des possibilités d’action.

Mais surtout, nous avons un devoir. Celui de tout mettre en oeuvre pour que ce siècle ne soit pas le dernier, et pour que l’épopée humaine ne s’achève pas après tant de siècles de progrès et d’évolution.

C’est un combat pour la Civilisation, pour la France et pour l’Avenir que nous avons engagé. Et au fond, peu importe l’issue de ce combat. Ce qui compte dorénavant, c’est de le mener, jusqu’au bout.

La Résistance Française ne faillira pas.

www.agir-pour-lavenir.org

Vincent Vauclin

3 commentaires leave one →
  1. juillet 6, 2010 1:57

    ok , le capitalisme est responsable d’absolument tout …………….

    seulement , je cite :  » Son hégémonie a pu se concrétiser grace à l’excitation des plus bas insctincts humains (la cupidité, l’égoïsme, le sadisme, la domination), permettant aux êtres les plus vils de dominer les autres, de les exploiter et de renforcer ainsi leur pouvoir.  »

    a ce que je sache ,toutes ces choses existaient déjà bien avant la première cotation en bourse (approximativement vers 1250 , selon Wikipédia).
    ni communisme, libéralisme, ecologisme ou démocratie ne permettront de résoudre la domination de certains , ni les affrontements pour le pouvoir.

    • juillet 6, 2010 2:52

      Exact, elles existaient, mais le capitalisme a la particularité non seulement de les cultiver, mais d’en faire des conditions de réussites individuelles : plus on est égoïste et manipulateur, plus on pourra s’enrichir au détriment des autres.
      Il est par ailleurs vrai que les autres modèles cités présentent tous des failles qui les disqualifient, dans l’état actuel des choses…

  2. juillet 6, 2010 4:06

    être « égoïste et manipulateur » :
    -déjà ce ne sont pas les seules conditions de « réussite » aujourd’hui (elles en font partie,oui)
    -Ces conditions ont toujours été un moyen de « réussir »(la politique a existé sans le capitalisme)

     » plus on est égoïste et manipulateur, plus on pourra s’enrichir au détriment des autres. »

    Ca n’est pas propre au capitalisme non plus de cultiver les bas instincts de l’homme.

    Ce qui pose ces critères (argent facile , domination) comme significatifs de réussite, ce n’est pas le capitalisme lui meme , mais les moyens de communications modernes:

    il y a 500 ans, les « prolos » ne rêvaient tous de pouvoir, pognon …. simplement parce qu’ils n’étaient pas au courant que certains dominaient de gigantesques empires et des grandes fortunes. Aujourd’hui n’importe qui sait que des « malins » se font des millions par an, du coup ils ont (naturellement) envie de la même villa, du même yatch… aussi rapidement.

    Apres le fait que les média préfèrent montrer un rappeur à chaine en or plutot qu’un petit entrepreneur qui a mis 30 ans pour réussir, la c’est un autre débat.

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