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Revue “Perspectives” – 4ème Trimestre 2011

janvier 6, 2012

Le dernier “Perspectives” de l’année est en ligne !

A télécharger gratuitement, à diffuser massivement !

Au sommaire de ce numéro :

Un pas vers l’unité : le Réseau Civis (3)
Mensonges et vérités sur la Syrie (4)
La doctrine de la perversion (7)
« Conférence sur le Laïcisme » par Franck Abed (8)
Discours du Président Ahmadinejad du 22 Septembre 2011 (9)
Solidarité avec les SDF à Rouen (13)
Bilan-photos de la mobilisation des 19 et 20 Novembre derniers (14)
Répression routière : la Dissidence passe à l’action (15)
Sélection culturelle (15)
Les Mères et la virilité olympienne (16)
Du retrait (22)
L’antifascisme, la gangrène intellectuelle au service de la domination (23)
« Reprenons l’initiative ! » : le nouveau tract de la Dissidence (24)
Liberté d’expression : « Shoah Hebdo » ! par Joe Lecorbeau (25)
Grande bouffe sur le Golgotha, ou la foire aux idoles (26)
« Excuses aux eurosceptiques » (27)
Quel avenir pour la France ? (28)
« Entretien avec Vincent Vauclin » par Fabrice Blanc (31)

L’antifascisme : la gangrène intellectuelle au service de la domination

novembre 12, 2011

Toutes les conditions sont théoriquement réunies pour que s’organise, face aux offensives de l’oligarchie, une riposte populaire d’une ampleur inédite. Tous les secteurs sont touchés. Toutes les familles appauvries. Toutes les structures sociales ébranlées.

Après l’annonce, le 7 Novembre dernier, d’un nouveau plan de rigueur destiné à enrichir les banques par le mécanisme pervers de la Dette, beaucoup attendaient encore une réponse unitaire et forte des organisations syndicales. Ils n’en fut rien. De son coté, le mouvement des indignés, entamé depuis déjà plusieurs mois, piétine. D’AG en AG, les rangs s’éclaircissent, et la mobilisation spontanée s’essouffle.

L’oligarchie mondialiste et apatride, dont Sarkozy est en France le représentant, continuera son pillage des patrimoines publics aussi longtemps qu’elle le pourra. S’appuyant sur le viol systématique des souverainetés nationales et sur le mépris affiché de la volonté des Peuples, la domination s’est constituée un auxiliaire aussi zélé qu’anachronique : l’antifascisme.

L’antifascisme est une gangrène intellectuelle. Contaminant les tissus du corps politique contestataire, jusqu’à les nécroser par asphyxie conceptuelle. Faisant appel au réflexe pavlovien et à l’amalgame, l’antifascisme fut sorti du ghetto gauchiste où il croupissait pour devenir l’un des chiens de garde du Système de domination.

L’antifascisme prépare idéologiquement le terrain au mondialisme pour que ce dernier puisse s’imposer en saccageant les souverainetés nationales. Les antifascistes s’acharnent en effet à associer l’idée fondamentale de souveraineté nationale au fascisme, au nazisme et au racisme. Cet insidieux travail de fond se traduit aujourd’hui, chez la plupart des partis politiques, par l’abandon des notions de souveraineté, de nation, voir de frontières. Ce faisant, les antifascistes contribuent activement à la standardisation du discours politique, dont doivent dorénavant être exclues toutes références à la patrie et à la souveraineté, notions pourtant indispensables à la réalisation de la démocratie puisque lui fournissant son seul cadre d’expression historiquement légitime.

Recrutant largement ses adeptes dans les rangs des mouvements de gauche radicale et anticapitaliste, l’antifascisme permet de canaliser cette jeunesse militante dans un faux combat, contre des ennemis qui en vérité n’en sont pas, et l’éloignant ainsi des seuls véritables ennemis du Peuple : les bureaucrates apatrides de l’Union Européenne, du Fond Monétaire International, ou encore de l’Organisation Mondiale du Commerce, qui court-circuitent quotidiennement les démocraties et les souverainetés nationales. Car c’est celui là, le vrai visage du fascisme aujourd’hui. Et si les cravates sombres ont remplacé les chemises brunes, si le son feutré des commissions s’est substitué au fracas des canons, ne nous y trompons pas : c’est une guerre qui est menée, celle d’une oligarchie qui entend imposer une nouvelle féodalité à notre Peuple, aux Peuples d’Europe, et qui a trouvé chez les antifascistes ses nouveaux Kapos.

Cela se traduit en particulier dans le monde syndical, qui brille d’ailleurs en ce moment par sa léthargie, où s’est opéré une évolution notable : la lutte des classes, contre l’exploitation et l’oppression, tend aujourd’hui à être abandonnée au profit d’une lutte contre le fascisme et « l’extrême-droite ». Ce glissement antifasciste arrive à point nommé, au moment précis où le régime oligarchique enchaîne les plans de rigueur et intensifie le processus d’intégration européenne. C’est ainsi que des organisations syndicales en sont arrivées à exclure certains de leurs membres (qui ne sont déjà pas nombreux), sous couvert d’antifascisme, se faisant ainsi objectivement les alliés de la classe dominante puisque refusant de fait de couvrir certains salariés à cause de leurs positionnements politiques.

J’en fis moi-même les frais, et je fais le choix ici d’en exposer les faits parce qu’ils me semblent emblématiques. J’étais salarié depuis près de deux ans dans un centre d’appel d’une grande entreprise de « phoning », pratiquant le « management à l’américaine », et dans laquelle j’avais entrepris diverses actions de résistance dont certaines furent efficaces. Accompagné de collègues, j’ai voulu aller plus loin, en fondant une section syndicale afin d’accentuer ce travail d’organisation collective. Je me suis alors tourné vers le syndicat Solidaires, dont j’avais salué l’intransigeance durant la réforme des retraites. Le 25 Mars 2011, j’étais nommé Représentant de Section Syndicale (R.S.S) dans cette entreprise, comme en témoigne cette lettre signé d’Annick Coupé, porte-parole de Solidaires. Quelques jours plus tard, je suis convoqué par mon employeur qui me notifie mon licenciement, sans préavis ni indemnités. Considérant le caractère abusif de ce licenciement, je me suis alors adressé tout naturellement à mon syndicat. Lors de cette entrevue, il m’a été expliqué par les représentants de Solidaires qu’il n’était pas possible de me maintenir en tant que R.S.S, car j’administre un site (la-dissidence.org) « dont certains des liens mènent à des sites d’extrême-droite », « nauséabonds » (sic) ! Furent notamment cités des liens vers Alain Soral, ou encore Dieudonné, « qui donne une coloration qui pose inévitablement problème », « incompatible avec une responsabilité dans Solidaires ».

Ainsi, une organisation syndicale fait le choix, au nom de l’antifascisme, de cesser de couvrir l’un de ses représentants, au moment précis où celui-ci est licencié par son employeur, vraisemblablement parce que justement il représentait un pôle de résistance à l’exploitation.

A de multiples niveaux, l’antifascisme s’illustre donc finalement comme auxiliaire circonstanciel de la domination oligarchique, que ce soit sur le plan politique ou économique.

Cette contamination des esprits, totalitaire par sa logique pavlovienne d’amalgame, réductrice par son logiciel idéologique aussi dépassé que figé, relève finalement d’un processus pervers de pacification sociale par la diversion et l’aliénation intellectuelle.

Pour remédier à cette gangrène, devra-t-on avoir recours à l’amputation ?

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Vincent Vauclin

http://la-dissidence.org

BankRun777 : les 3 dates qui vont faire trembler la Banque

octobre 6, 2011

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C’est une tradition au théâtre : juste avant la représentation, 3 coups sont frappés pour attirer l’attention du public, et  faire ainsi débuter solennellement la pièce.

Dans la tragédie de notre monde contemporain, celle qui se joue devant nos yeux et dont l’intensité dramatique n’a d’égale que son caractère factice, nous avons décidé de rajouter un nouvel acte de notre composition. Nous faisons le choix d’organiser l’effondrement bancaire en privant la Banque des maigres liquidités dont elle dispose encore.

Dans la lignée du BankRun du 7 Décembre 2010, puis du dernier BankRun du 15 Septembre, nous allons frapper trois grands coups, consolidant ainsi la riposte populaire contre la domination bancaire, celle devant laquelle les politiques de tout bords s’agenouillent au mépris de l’intérêt général et des souverainetés populaires.

Ainsi, le 7 Octobre, le 7 Novembre, et le 7 Décembre, nous invitons tous les citoyens Français à se rendre à leurs agences pour clôturer leurs comptes et livrets bancaires, et retirer en liquide leur argent, tant que cela leur est encore possible. Par ce geste individuel, chacun pourra participer à une action collective d’émancipation populaire.

L’enjeu est d’importance : à l’heure où l’ensemble des Peuples d’Europe se font dépouiller au nom de la politique de rigueur, à l’heure où la monnaie n’est qu’un instrument d’asservissement et d’exploitation au service d’une oligarchie apatride, à l’heure où les organisations politiques et syndicales s’avèrent totalement corrompues et incapables de servir l’intérêt général, à l’heure où, enfin, se révèle le vrai visage d’une mondialisation financière intrinsèquement pervertie, il est absolument fondamental d’organiser une stratégie efficace de résistance populaire.

Cette dissidence économique demeure l’un des seuls leviers à notre disposition pour résister à l’Empire. Et il ne fait aucun doute que si des milliers de personnes y participent, la peur changera de camp. Car soyons bien clairs : nous ne cherchons pas à rassurer les marchés, nous voulons les affoler, les précipiter dans le mur des paradoxes qu’ils ont généré. Le système financier est d’ores et déjà condamné. Dans une fuite en avant d’un cynisme incroyable, le cartel bancaire est déterminé à organiser la faillite des Etats pour mieux s’accaparer les patrimoines publics et conforter ainsi une domination féodale contraire à tous les principes démocratiques de souveraineté populaire.

Nous décrétons la mobilisation générale de tous les citoyens Français, salariés, chômeurs, fonctionnaires, commerçants, artisans, étudiants, retraités, agriculteurs, blogueurs et internautes, qui pourront, dans cet élan commun, s’ériger comme le dernier contre-pouvoir légitime face à la domination capitaliste…

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Vincent Vauclin

« La doctrine de la perversion » Par Vincent Vauclin

septembre 27, 2011

La domination moderne ne se satisfait d’aucune victoire. Et le cyclone de l’idéologie ambiante continue de ravager ces forêts millénaires, enracinées dans les âmes, que sont les traditions. Ces traditions en effet, s’apparentent à autant de chênes, peupliers et marronniers qui, par le lent développement de leurs racines, contribuent à stabiliser le terrain de la moralité collective.

Le fléau de la modernité n’a jamais autant prospéré que dans cette période du capitalisme consumériste, règne d’un individualiste de masse décomplexé et totalitaire. Et pour cause : la modernité n’est pas une conséquence du capitalisme, mais son préalable indispensable, sa composante intrinsèque. Rien de ce monde décadent n’aurait pu advenir sans la mise en place de cette domination moderne et antitraditionnelle, qui fit en quelques sortes sauter tous les verrous moraux qui bridait le développement du capitalisme productiviste, et de son corollaire, la société de consommation.

La transgression des valeurs traditionnelles – j’entends ici les valeurs chrétiennes, la France étant avant tout « la fille aînée de l’Église » – semble donc s’inscrire dans le cadre d’une doctrine bicéphale, qui combine perversion et profit, aliénation consumériste et exploitation commerciale. Le tout avec un seul objectif : ôter à l’homme toute dimension transcendantale, tout sens du sacré, bref lui ôter son humanité et le mettre ainsi à disposition du monde marchand pour y jouer ce rôle si dégradant et aliénant de consommateur, dont l’identité se résume à un ensemble de pulsions téléguidées par les publicitaires et dont l’assouvissement constitue la seule raison de vivre, justifiant à ses yeux son exploitation quotidienne et laborieuse.

C’est dans cette logique que s’inscrit l’immonde campagne publicitaire récemment lancée par éram, cyniquement appelée « la famille c’est sacré », et dont voici les slogans-phares :

  •  «Comme disent mon papa, ma maman, et la troisième femme de mon papa, la famille, c’est sacré» ;
  • «Comme disent ma maman, et son petit copain qui a l’âge d’être mon grand frère, la famille c’est sacré» ;
  • «Comme disent mes deux mamans, la famille c’est sacré».

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Soit dans l’ordre :

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  • la normalisation du divorce et la banalisation des familles atomisées, instables et recomposées ;

  • la normalisation des couples hétéroclites, mais surtout de la mère ouvertement sexualisée, dont la fillette mentionne le « petit copain plus jeune » remarquant au passage une différence d’âge notable troublant la séparation fondamentale entre les générations (si le « petit-copain de maman » a l’âge d’être le grand-frère, peut-être que « la petite copine de papa » à l’âge d’être la grande sœur…) ;

  • et enfin, bien évidemment, l’éloge normalisatrice de la déviance homosexuelle, et le message banalisant une homoparentalité qui est pourtant ce qu’il y a de plus anormal et déviant, que ce soit sur le plan sociologique, psychologique, ou biologique.

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Difficile d’aller plus loin, encore que nous pouvons amplement imaginer un slogan en rapport avec la « théorie du genre » qui fit récemment l’actualité : « Je change de sexe, mais pas de marque ! ». Nul doute qu’ils y ont songé…

Nous sommes là pleinement face à ce que j’évoquais précédemment, c’est-à-dire l’alliance revendiquée entre la transgression morale et le conditionnement consumériste, soit la promesse d’un monde décadent et macabre, qui fait l’apologie du vice sous toutes ses formes possibles.

Il apparaît clairement que la sécularisation de notre société, notamment par la mise en place de l’emblématique « Loi de 1905 » conduit à une aliénation des hommes bien plus grave et immonde que toutes les aliénations religieuses réunies, puisque compromettant au final le développement de la Vie, des individualités, des familles et des structures sociales qui permettent la Civilisation. Et ce n’est sans doute pas un hasard si les tenants revendiqués de cette « Loi de 1905 » – les obédiences maçonniques et leurs adeptes (puisqu’il faut bien les nommer) – comptent également parmi les principaux groupes économiques dominants dans notre pays, profitant donc pleinement de cette domination spirituelle, sociale et économique…

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Vincent Vauclin

Revue « Perspectives » – 3ème Trimestre 2011

septembre 7, 2011

Le nouveau numéro de « Perspectives » est disponible gratuitement !

Au sommaire de ce numéro :

L’Appel du 20 Juillet : Pour une Dissidence Française  (3)
Projet Spartacus : de l’insoumission locale à la libération nationale (4 – 6)
La Dissidence envahit les portes-monnaies (6)
« Entretien avec Vincent Vauclin » par E&R Provence (7 – 11)
Equidémos rejoint la Dissidence (11)
« La Victime » par Joe Lecorbeau (12)
Instituer la règle d’or : Abattre l’arbre des possibles (14)
Comment les hommes d’Al-Qaida sont arrivés au pouvoir en Libye (15 – 17)
Tribune libre « Un candidat  »Blanc » aux Présidentielles » (18)
Le leurre FN (19)
Appauvrir pour mieux asservir (20 – 25)
Le malthusianisme moderne, corollaire naturel du capitalisme (26)
Le 15 Septembre, on fait sauter la Banque ! (27 – 28)
Les chiffres ne mentent pas (28)
La Guerre de Libye ou l’effondrement moral de l’Occident (29 – 35)
Lancement de DISSIDENCE-TV (35)
La sélection culturelle (35)
Week-End militant du 23/24 Juillet (36)
Nouvelle affiche « Ils vous mentent » (37)
La nouvelle Coordination Nationale de la Dissidence (37)
La Déclaration Universelle des Droits de l’Animal (38)

« Entretien avec Vincent Vauclin » par Fabrice Blanc

septembre 7, 2011

Dans le cadre de son article sur la désobéissance civile et la dissidence, Fabrice (webmaster du site Lesouffledivin.fr), a réalisé un entretien avec Vincent Vauclin, Coordinateur National de la Dissidence.

  • Présentation : Vincent Vauclin, fondateur de la Dissidence

Je suis un activiste et dissident Français, engagé depuis de nombreuses années, aussi bien dans les conflits sociaux que dans la construction d’une alternative politique, toujours au coté du Peuple. En Janvier 2011, j’ai été à l’initiative de « La Dissidence », réseau trans-courants de résistance au Système. L’objectif de cette organisation, c’est de mettre en réseau les différentes initiatives de Résistance, qu’elles soient individuelles ou collectives, et de les coordonner dans un effort commun contre l’Empire.

  • Où en est l’organisation de la résistance concrètement sur le terrain ?

Concrètement sur le terrain, nous en sommes à une trentaine de Brigades de la Dissidence. Qu’est-ce qu’une « Brigade de la Dissidence » ? C’est une unité de terrain, rassemblant les Volontaires et les dissidents par commune, pour réaliser des actions sur le court ou sur le long terme. Afin de donner une ligne commune de résistance à ces Brigades, nous avons lancé le Projet Spartacus, qui vise à organiser une multitude de dissidences économiques et politiques au niveau local. L’idée est simple : nous voulons ôter, de façon méthodique et systématique, tous les moyens dont dispose le Système pour nous dominer. Cela passe par exemple par la mise en place de Systèmes d’Échange Locaux, d’Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne, ou encore par le soutien à des associations déjà présentes sur le terrain.

  • Est-ce difficile de franchir le pas de la dissidence et quelles peuvent en être les conséquences autour de soi ?

Vivre dans ce Système de domination, ce n’est pas vivre. Nous avons un slogan qui résume bien cette idée : « Sortez du troupeau, assumez votre conscience ». Car c’est ça l’enjeu : soit l’on ferme les yeux, on s’abrutit devant sa TV, on fait ses courses, on continue de se faire tondre quotidiennement, et finalement on finit standardisé selon des normes définies par le Système pour dominer les masses ; soit l’on décide de dire « Stop ! », de réfléchir, de chercher à comprendre, de sortir des logiques imposées pour découvrir la réalité, et résister. Participer à cette mascarade, cautionner une idéologie qui mène au chaos, accepter la destruction de sa patrie et de son patrimoine, c’est trahir sa conscience. Alors évidemment, entrer en dissidence n’est pas quelque chose qui se fait tout seul. C’est un processus progressif, c’est à force d’être « indigné », d’être broyé socialement ou économiquement, d’être exploité au profit d’une oligarchie apatride, que l’on finit par comprendre, puis par vouloir agir. Et la Dissidence est là pour permettre l’action collective, sans laquelle nos résistances individuelles, aussi nombreuses et sincères soient-elles, seraient vaines.

  • Est-ce la seule solution possible pour résister à l’ordre mondial fasciste ?

Face au Système, il n’y que deux options sérieuses pour résister :

- la dissidence

- la violence

L’insurrection violente n’ayant concrètement aucune chance de succès, il ne reste que la dissidence.

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que chacun d’entre nous n’est qu’un minuscule rouage dans cette vaste machinerie de domination. En temps normal, chacun d’entre nous fait fonctionner le Système, et assure sa pérennité. Mais si au contraire, petit à petit, nous cessons de le cautionner et de participer à son fonctionnement, le Système s’effondrera de lui-même, privé des sujets dociles sur lesquels il s’appuyait.

C’est sur ce raisonnement que nous nous structurons, en prenant en compte nos expériences respectives, et en tirant les conclusions : ce n’est ni en manifestant, ni en votant que nous pourrons renverser le Système. La domination que nous affrontons gère elle-même les élections, et les manifestations. Ce n’est que du spectacle. Une fois que l’on a compris ça, il faut en tirer les conséquences.

Notre résistance doit évoluer, elle doit être insaisissable, multiforme, systématique et réactive.

  • Comment ce mouvement peut déboucher concrètement dans la société ?

Il faut bien comprendre une chose : ce Système est une dictature hédoniste. Les masses consentent à leur sort pour peu qu’il y ait un retour acceptable. Ce n’est pas « 1984 » d’Orwell, mais plutôt « Le Meilleurs des Mondes » d’Huxley ! Le conditionnement de la population neutralise de fait toute contestation. Néanmoins, le Système est absurde et dysfonctionnel par nature. Les crises systémiques qui s’enchaînent érodent les conditions de vie de la population. En clair, les gens gagnent de moins en moins à être dominés, le coût de leur servilité est de moins en moins compensé par les quelques avantages fournis le Système. Quand le seuil d’intolérance à la précarité, à la souffrance sociale, et à la misère intellectuelle, sera atteint, les conditions d’une révolution populaire seront réunies. Ce moment est pour bientôt. En attendant, les dissidents Français préparent la mise en place d’institutions parallèles, économiques et politiques, organisent des réseaux locaux, élaborent un projet politique alternatif. Et quand le moment sera venu, nous serons prêt à accompagner la puissance populaire vers « l ‘après ».

  • Quelques conseils, ou astuces, pour la désobéissance au quotidien ?

La désobéissance individuelle peut se réaliser en plusieurs étapes : se débarrasser de sa TV (et de la presse « officielle »), changer sa façon de consommer en privilégiant les commerçants locaux ou en se rendant directement chez le producteur, clôturer ses livrets bancaires, transférer ses fonds dans des banques « responsables » (ex : la NEF), placer ses moyens dans l’or ou de l’argent, éviter à tout prix les crédits et l’endettement, s’excentrer des zones urbaines, développer une petite agriculture personnelle. Si l’on travaille dans un grande entreprise qui exploite ses salariés, organiser discrètement des grèves du zèle, en paralysant la production par l’application excessive des consignes ou des procédures. Pratiquer l’abstention active, en refusant le vote par défaut. Devenir un « électron libre », en résistant quotidiennement. Aller plus loin en participant aux actions collectives et locales, en rejoignant la Brigade de la Dissidence de sa commune, en la créant si elle n’existe pas.

L’idée, c’est de sortir de la position de spectateur qui nous a été inculquée, et de faire de chaque dissident un pôle de résistance au Système. Plus nous serons nombreux à pratiquer cette désobéissance, plus nous la « normaliserons », et plus nous aurons de chance de la voir adoptée par d’autres. C’est l’effet boule de neige !

  • Enfin quelle société humaine à l’avenir ?

Depuis des décennies, la France est trahie par ceux qui se prétendent représentants du Peuple. Cette oligarchie qui saccage notre héritage commun et nos perspectives doit être renversée. Et le système politique que nous devrons mettre en place ensuite devra permettre de prévenir les dérives qui ont perverti la République. Nous proposons le Manifeste de la Dissidence Française. Ses 50 Propositions sont, à mes yeux, un projet alternatif cohérent, et incarnent une révolution populaire et nationale qu’il est urgent de réaliser. Nous commençons dès maintenant à changer la façon de faire de la politique, puisque chacune de ses 50 Propositions est en ce moment même débattue et votée sur notre Forum « Convergences », en toute transparence.

A l’avenir, j’espère que la France pourra renouer avec son Histoire, et s’affirmer comme nation non-alignée, indépendante, et véritablement démocratique.

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Lire l’article « La désobéissance est la seule arme contre l’ordre mondial fasciste qui s’annonce »

Le 15 Septembre, on fait sauter la Banque !

août 30, 2011

 

15 Septembre 2008 : La Banque américaine Lehman Brothers faisait faillite. Cet évènement marqua le début de la « crise financière » des subprimes qui entraînera d’autres faillites d’institutions financières qui avaient investi leurs actifs dans des « produits financiers toxiques ». La panique qui en résulta entraîna les puissances publiques du monde entier à s’endetter de façon colossale, auprès des banques et marchés financiers, pour sauver d’autres banques de la faillite en les renflouant.

Tout naturellement, les Etats qui se sont endettés pour sauver ces banques se sont rapidement trouvés en situation critique de quasi-défaut de paiement. Incapables de se refinancer en faisant appel à l’émission monétaire (procédé jadis naturel puisque régalien, aujourd’hui interdit depuis 1913 aux Etats-Unis, et depuis 1973 en France), ils ont entrepris des « plans de rigueur budgétaire » asphyxiant encore d’avantage l’économie réelle et livrant les patrimoines publics aux spéculateurs, véritables rapaces dont le cynisme n’a manifestement aucune limite. Ce véritable putsch du cartel bancaire trouve en France sa réalisation ultime dans la « règle d’or », dont j’ai eu l’occasion d’évoquer la nature abjecte dans un article précédent, « Instituer la règle d’or : Abattre l’arbre des possibles« .

Ce rapide résumé de la situation ne peut que révolter les citoyens sincères qui ne peuvent se résoudre à voir la souveraineté de la France ainsi livrée aux spéculateurs apatrides ;  il ne peut qu’exaspérer les millions de travailleurs Français qui sont contraints, quotidiennement, de verser une part grandissante du fruit de leur labeur à l’Etat, Etat qui, dans une posture schizophrène (et coupable), continuera à ponctionner notre Peuple pour enrichir des institutions financières et contribuer de ce fait à pérenniser un système absurde qui détruit l’économie réelle et les patrimoines publics.

Face ce putsch bancaire, nous devons résister. Cette guerre de la Banque, contre les Peuples qu’elle entend mâter, met en lumière la totale inadaptation des moyens classiques de résistance politique. Ce n’est pas par des manifestations ou par de quelconques pétitions que nous ferons plier un pouvoir bancaire aux ramifications nombreuses et aux auxiliaires zélés. Et c’est parce que nous sommes désarmés, et donc désemparés, que l’oligarchie politico-financière peut se livrer à ce pillage abjecte.

Cette analyse, je ne suis pas le premier à la faire, et elle fut notamment exprimée à l’occasion du premier BankRun organisé, le 7 Décembre 2010, qui eu un succès relatif mais qui eu au moins le mérite de poser les jalons d’une nouvelle forme de résistance, en ébauchant ce que pourrait être une dissidence économique organisée.

En ces temps d’imposture politique, où les gouvernements et le pouvoir bancaire travaillent ensemble aux pillages des Nations et à la destruction des souverainetés populaires, il semble urgent d’organiser la riposte populaire, par une dissidence économique et politique organisée et coordonnée, comme nous avons commencé à le faire par le Projet Spartacus.

Le 15 Septembre prochain, 3 ans jour pour jour après la faillite de Lehman Brothers, nous réaliserons un nouveau BankRun. Nous devrons nous mobiliser en masse, mobiliser nos réseaux respectifs, et converger dans cette action commune de dissidence économique : fermer nos comptes et livrets bancaires, retirer un maximum d’argent aux distributeurs de billets, et créer ainsi un « effet boule de neige » susceptible de s’accentuer, de s’autoalimenter, pour menacer véritablement le pouvoir bancaire en le privant de liquidités.

J’espère pouvoir compter sur le soutien des organisations Françaises de résistance, sur celui des sites internets et des blogs, pour relayer cet évènement. Tous les dissidents Français sont invités à y participer activement, à diffuser ce message, par mails ou par les réseaux sociaux. Sur le terrain, les Brigades de la Dissidence vont propager ce message par le biais d’une affiche réalisée spécialement pour l’occasion.

Le BankRun du 15 Septembre devra être une action de grande ampleur, concrétisant notre volonté de dissidence économique et notre résistance à l’hégémonie du pouvoir bancaire.

Le 15 Septembre, on fait sauter la Banque !

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Vincent Vauclin, le 29 Aout 2011

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L’Appel du 20 Juillet : pour une Dissidence Française

juillet 20, 2011

La ruine de la nation Française, et son déclin évident, n’est pas le fruit d’un hasard, ou d’une quelconque malédiction. Les divisions de son Peuple, la malhonnêteté de sa classe politique et les manœuvres d’une véritable oligarchie participent à cet effondrement historique que nous peinons pour le moment à cerner en totalité.

Partout la frénésie de l’idéologie du chaos s’abat, et partout nous en constatons les conséquences. Nous voyons combien notre économie, et l’ensemble des structures sociales qu’elle sous-tend, s’abîme dans une logique importée : celle de la concurrence de tous contre tous, celle du productivisme, celle de l’exploitation sans limite, celle de la dictature de la dette. Nous constatons combien notre patrimoine culturel, moral et éthique, s’érode sous les assauts répétés de nouveaux principes véhiculés par l’idéologie dominante, ceux de l’individualisme et de la superficialité, ceux d’une anomie qui désagrège les piliers fondamentaux de notre société. Nous percevons la profonde dérive qui a perverti la République, vidant de sa substance une démocratie qui se résume désormais à une triste caricature qui ne trompe plus personne. Nous subissons l’intégration forcée dans une Union Européenne que nous avions rejeté, et dont la nature va à l’encontre de notre identité, bafouant une souveraineté pour laquelle nous avons combattu durant des siècles. Nous réalisons le degré gigantesque des bouleversements écologiques qui émanent d’un système fondamentalement destructeur, et dont la caractéristique première est d’aller à l’encontre de la Vie, sous toutes les formes qu’elle revêt, de la détruire dans une célébration quotidienne de la mort, de l’inanimé.

Comprenons bien que le monde d’aujourd’hui ne laisse aux consciences dignes qu’une possibilité, celle de l’insoumission. Notre honneur, aujourd’hui, s’appelle dissidence. Nous savons que nous n’avons rien à attendre des élections à venir : le Peuple les a déjà perdu. Nous savons que face aux trahisons conjointes des organisations partisanes ou syndicales, la France ne peut compter que sur le soulèvement populaire pour renverser le cours de l’Histoire. Notre nation nous appelle, face à la dictature hédoniste et insupportable du capitalisme, qui résume l’humain à un consommateur fanatique, et qui a entrepris de saccager cet édifice de symboles, et de signes, qu’était l’Homme civilisé.

J’adresse aujourd’hui un appel solennel aux Français de toutes tendances, de toutes confessions, et de toutes origines. Je m’adresse à chacun d’entre vous, héritiers de la France combattante et révolutionnaire, populaire et laborieuse. Levons-nous. Sortons des logiques qui nous ont été imposées. Débarrassons-nous des intermédiaires, qu’ils soient politiques ou économique. Reprenons l’initiative.

J’appelle à la dissidence de chacun, à la résistance individuelle et collective face à la tyrannie du monde marchand et de l’idéologie de la décadence. Soutenons des initiatives économique locales et alternatives, désertons les bureaux de vote, clôturons nos comptes bancaires, lançons une assemblée constituante. Désobéissons. Organisons notre résistance. Coordonnons nos efforts.

L’oligarchie anachronique qui s’est accaparé l’ensemble des leviers du pouvoir devra dorénavant faire face à une dissidence insaisissable et multiforme. De façon méthodique et systématique, nous combattrons ce pouvoir sous toutes ses facettes. Notre stratégie est aussi imparable que redoutable. Cesser de cautionner le Système, c’est le condamner.

Nous refusons la mascarade électorale, et la corruption de nos consciences. L’oligarchie s’est lancée dans une guerre contre notre Peuple. Aujourd’hui, nous organisons notre riposte.

Vincent Vauclin, Dissident Français

Le 20 Juillet 2011

SIGNEZ L’APPEL DU 20 JUILLET

Entretien avec Vincent Vauclin [par E&R Provence]

juillet 5, 2011

Vincent Vauclin est un jeune militant politique défendant l’idée d’une France libre et indépendante des puissances d’argent. Il est le coordinateur national du mouvement «la Dissidence» dont le but est de réunir l’ensemble des citoyens qui veulent rompre avec le système oligarchique.

Il a participé à la rédaction du «Manifeste de la Dissidence» qui contient 50 propositions pour relever la France et représente l’aboutissement d’un long travail d’analyses et de réflexions.

Il répond aux questions d’E&R Provence.

  • Comment êtes-vous arrivé à cette critique radicale du système et au développement du mouvement « La Dissidence » ?

Je suis issu de la gauche radicale, et du marxisme en particulier. Mon cheminement est assez singulier et m’a amené à remettre en cause l’internationalisme et le mondialisme prônés par cette frange du paysage politique. En France, la gauche radicale déteste le mot « nation », et a opéré, en quelques décennies, un virage idéologique qui l’a coupé du peuple : au lieu de lutter contre l’exploitation et pour la souveraineté populaire, elle s’est passionnée pour des sujets secondaires qui n’intéressent que les bobos parisiens, par exemple la critique du « machisme », la promotion d’une idéologie libertaire, la défense des minorités sexuelles, bref tout ce qu’il faut pour rompre avec la France ouvrière et laborieuse.

Le capitalisme est un système socio-économique qui a évolué depuis plusieurs années, et entre dans sa phase terminale, où la destruction des identités nationales et individuelles passe à la vitesse supérieure. Résister à ce système de domination, c’est d’abord comprendre son fonctionnement et ses mécanismes. C’est comprendre que le système rencontre deux obstacles naturels : la morale et la nation. Et curieusement, ce sont ces deux obstacles naturels qui sont la cible des anticapitalistes officiels…

Je considère pour ma part que la nation est un concept authentiquement révolutionnaire, et que si le sentiment d’appartenance à une classe n’est que marginal et épisodique, celui d’appartenance nationale est général et historique.

La révolution ne se fera pas avec des prolétaires mais avec des Français. Ce qui compte ce n’est pas la catégorie économique à laquelle on appartient, mais l’identité culturelle et charnelle qu’est l’identité nationale, et qui est la seule capable de nous rassembler pour faire faire bloc face au capitalisme et à l’américanisation.

  • Pourquoi avoir mis tant de propositions dans le manifeste qui risquent d’être autant de lignes de fractures et de divisions sur des sujets qui peuvent paraître secondaires ?

Le Manifeste de la Dissidence Française comporte 50 Propositions, et a été corédigé collectivement suite à un appel à toutes les bonnes volontés. Il présente l’avantage de fixer noir sur blanc un ensemble complet de propositions qui, mises en pratique, permettraient de dépasser la capitalisme et de libérer la France de la finance, des institutions mondialistes et de l’idéologie qui nous est imposée depuis des décennies. L’idée de départ était donc de compiler et de synthétiser ces idées en un tout cohérent, sachant que chacune des Propositions est interdépendante : c’est un système alternatif qui est proposé, il n’était pas question de se concentrer uniquement sur les aspects économiques, par exemple, en omettant les questions internationales ou sociétales. Tout est lié !

  • Serait-il opportun de retravailler ce manifeste de manière ouverte et démocratique ?

Bien entendu. Ce Manifeste n’est pas inscrit dans le marbre, il représente une ligne générale, une base de réflexion. Nous ne cherchons à faire un catalogue d’abstractions : notre démarche est empirique, partant d’un constat pour aller vers un ensemble de propositions destinées à relever notre pays. Ce qu’il faut comprendre, c’est que Manifeste vise à être mis en pratique, c’est un programme, c’est une alternative.

Il est donc fondamental qu’il soit discuté démocratiquement. Chacune des 50 Propositions est actuellement soumise au vote et débattue sur notre Forum Internet « Convergences », où chacun est libre d’exprimer ses positions, dans une optique constructive. Étienne Chouard nous a notamment fait l’honneur d’apporter ses contributions, et j’espère qu’un nombre important de dissidents Français feront de même, pour enrichir ce projet politique déjà si particulier.

  • Quels sont pour vous les éléments essentiels qui fondent l’unité de la dissidence ?

La Dissidence rassemble des Volontaires qui, généralement, ont déjà un parcours politique derrière eux, ou ont entrepris une démarche de réflexion qui les amène à des constats similaires. Notre dénominateur commun, c’est d’avoir compris que les élections et les manifestations étaient des modes de résistances obsolètes, et qu’il fallait entrer dans une nouvelle façon de résister collectivement.

Aujourd’hui, il faut regarder la réalité en face, ce n’est ni dans la rue ni dans les urnes que nous pouvons combattre efficacement le capitalisme. Les élections, les manifestations, ne sont que les animations régulières de la société du spectacle, intégralement contrôlées par le Système et ses auxiliaires (médias, partis, syndicats). A partir de ce constat, il n’y a pas 36 solutions : la résistance ne peut être que violente, ou dissidente. Nous faisons le choix de la dissidence, c’est-à-dire de l’organisation d’une rupture collective avec le Système.

  • S’il faut n’en retenir que trois, quels seraient-t-ils ?

Trois mots : « Ensemble, finissons-en ! »

  • Comment est structuré le mouvement ? Y a t-il une hiérarchie ? Les brigades sont-elles autonomes ?

La Dissidence fonctionne de manière très souple, sans adhésions ni cotisations. Nous n’avons rien de commun avec les organisations classiques, puisque que nous n’avons rien de commun avec les modes de résistances classiques. Au niveau national, la Dissidence est animée par une Coordination Nationale, et au niveau local les Volontaires de la Dissidence sont organisées, sur le périmètre d’une commune, en unités de terrain : les Brigade de la Dissidence. L’ensemble des actions menées par la Brigade de la Dissidence sont décidées par vote interne au sein la Brigade. La Coordination Nationale vise à fournir une ligne et une stratégie, mais on ne peut pas parler de hiérarchie : par définition, les dissidents ne peuvent entrer dans le schéma des organisations classiques. Mon objectif est de faire évoluer la Dissidence pour que son fonctionnement soit à la fois efficace et démocratique, notamment en s’appuyant sur ce support qu’est notre Forum « Convergences ».

  • Pourquoi la plupart des gens qui se reconnaissent dans les idées de la dissidence ont-ils des difficultés à sortir du monde virtuel pour passer à l’action concrète sur le terrain ?

C’est un problème qui est général : la dépolitisation de la société Française est telle que même les militants politiques peinent à sortir d’un rôle de spectateur. Pourtant il est essentiel de résister de façon concrète : c’est pourquoi, d’ailleurs, nous cherchons à nous doter d’un fonctionnement le plus souple et le plus efficace au niveau local, afin de faciliter l’action concrète. C’est également pour cela que nous avons lancé le Projet Spartacus, qui vise à définir une stratégie d’action complète et cohérente.

  • Quelles seront les étapes du changement de système ? Y aura t-il une transformation radicale ou une transformation progressive ?

Tout porte à croire que la rupture sera rapide, brutale. Le capitalisme est condamné, et a déjà failli imploser. Il ne doit sa survie qu’aux sommes gigantesques qui ont été injectées, dans le secteur bancaire notamment. Aujourd’hui, l’endettement des États est tel qu’ils seront bientôt en situation de défaut de paiement, et qu’ils s’imposeront alors une fois de plus des plans d’austérité qui seront tout simplement insoutenable.

 Le capitalisme est un système qui présente la particularité de s’autodétruire, dans une fuite en avant sans issue. Je pense que la crise qui se profile sera telle que les Peuples n’accepteront pas de la subir. On voit ce qui se passe en Grèce. Et bien ce n’est rien à coté de ce qui va se passer d’ici peu (quelques mois) dans le reste de l’Europe, et notamment en France.

 La situation de la France est particulièrement complexe. Notre économie a été ravagé par l’intégration forcée dans la mondialisation, puis par la mise en place de l’euro. Sur le plan social, la situation est tendue, d’autant plus que des conflits inter-communautaires sont latents. L’analyse d’Alain Soral est parfaitement juste sur ce point, et son message aux populations musulmanes est crucial. Le scénario le plus risqué serait que la crise économique dérive vers un conflit inter-communautaire, qui serait orchestré par l’oligarchie à son profit. Sur le plan politique, les Français rejettent en masse, et à juste titre, le paysage politique. Notre démocratie est neutralisée.

 En clair, la situation est potentiellement explosive. Notre devoir en tant que Français est de travailler ensemble pour ouvrir une nouvelle voie et sortir de l’impasse du capitalisme, en organisant dès maintenant une solidarité populaire, préalable à l’émergence d’un nouveau système.

  • Qu’est-ce que le Projet Spartacus ?

Le Projet Spartacus est le projet central de la Dissidence. Il s’agit d’organiser une résistance imparable, en fondant de nouvelles institutions populaires. L’idée, c’est de soutenir une dissidence économique et politique au niveau local, par le biais des Brigades de la Dissidence. Les Brigades vont être amenées à mettre en place, par exemple, des Systèmes d’Échanges Locaux, et à soutenir des Associations pour le Maintien d’un Agriculture Paysanne. Dans le même temps, il s’agira de mettre en place des assemblées citoyennes locales, et ainsi d’offrir un cadre d’expression démocratique et politique. Objectif : ôter, de façon méthodique et systématique, l’ensemble des outils de domination du Système, en s’affranchissant des intermédiaires et en établissant des solidarités populaires locales. L’ensemble de ces activités dissidentes, économiques et politiques, s’organiseront au niveau local au sein d’une institution unique et indépendante, le CIVIS (Comité d’Initiative pour une Ville Solidaire).

 Personnellement, je pense que ce projet est unique en son genre, et s’avère parfaitement adapté à la situation. Vous pouvez aller manifester, mais ça ne servira à rien, vous gouterez aux joies du gaz lacrymogène, et vous rentrerez chez vous quand les centrales syndicales vous le diront. Vous pouvez aller voter une fois tout les 5 ans pour l’un des candidats que le Système vous présente, et attendre servilement qu’il fasse l’inverse de ce pour quoi il est payé. Mais vous pouvez également entrer en dissidence. Et là, le Système ne pourra rien contre vous, et vous, vous pourrez tout contre lui. C’est cette voie que doit emprunter la Résistance Française, c’est la seule alternative qu’il reste.

  • Vous préconisez la sortie de l’Union Européenne et des organisations supranationales. Pourquoi serait-ce bénéfique pour notre pays ? Ne serions nous pas isolés ?

Les institutions internationales telles que l’Union Européenne (UE), le Fond Monétaire International (FMI), l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) ou encore l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), s’inscrivent dans cette tendance que l’on nomme le « Nouvel Ordre Mondial », « l’Empire », ou encore le « Système »

Il s’agit d’un processus global, soutenu par les oligarchies, visant à broyer les souverainetés nationales pour imposer une idéologie qui se caractérise, sur le plan économique, par le libre-échange débridé, le productivisme et l’hyperconsommation, et sur le plan politique par la disparition des États-nations et l’émergence progressive d’un gouvernement mondial oligarchique.

La France est donc menacée par ce projet politique qui va à l’encontre de son combat historique pour son indépendance et sa souveraineté nationale. A mes yeux, le préalable à toute alternative cohérente doit donc nécessairement être la réappropriation par la France de sa souveraineté, jusque que dans ses moindres aspects.

  • Déjà des voix se lèvent pour dénoncer le « nationalisme » et le « militarisme » de la dissidence. Ne craigniez-vous pas de subir le sort de tous les mouvements souverainistes ou patriotes et de vous faire traiter d’extrémiste de droite ?

Concrètement, je m’en moque. C’est l’inverse qui serait inquiétant ! Depuis pas mal de temps déjà, toutes les pensées qui dévient de la ligne officielle sont systématiquement stigmatisées et diabolisées, soit par les médias, soit par leurs auxiliaires gauchistes qui voient des fascistes partout, sauf là où il y en a vraiment.

Il suffit de lire le Manifeste de la Dissidence Française pour comprendre que nous nous situons à l’opposé du fascisme, puisque nous défendons la démocratie directe, et que le fascisme, pour rappel, et intrinsèquement antidémocratique. Ce que j’observe au sein du monde militant, c’est qu’au final une certaine vérité finit par émerger, et que la vieille manipulation par la diabolisation devient de plus en plus inefficace. J’ai acquis la conviction que ce n’est qu’une question de temps pour que les masques tombent, et que la vérité éclate : le seul fascisme aujourd’hui, il se situe au siège de la Commission Européenne et à celui du FMI.

  • Pensez-vous que nous soyons dans un régime démocratique ? Que faudrait-il changer au système ? Que serait-pour vous la démocratie idéale et comment serait-elle organisée ?

Nous ne sommes pas en démocratie. Le Peuple est systématiquement écarté des décisions. En France, c’est un régime oligarchique qui s’est accaparé l’ensemble des leviers du pouvoir. Tout est verrouillé : les médias, le Parlement, l’exécutif, les Ministères, les élections, l’émission monétaire, la Défense nationale, notre diplomatie… Le pouvoir oligarchique est total, il ne reste (pour le moment), qu’Internet qui lui échappe. Dans ces conditions, imaginer qu’une alternative puisse parvenir au pouvoir par les urnes relève de l’utopie. Il suffit de se rappeler le référendum pour le TCE de 2005, et du véritable putsch parlementaire qui a suivi l’élection de Sarkozy, et qui a abouti à la ratification du Traité de Lisbonne par voie parlementaire.

En réalité, la source de cette dérive est à chercher dans la loi fondamentale de la République, la Constitution. Si nous voulons que la France renoue avec son Destin, il faut commencer par là, et réécrire une nouvelle Constitution, d’origine citoyenne. Je suis, sur ce point, pleinement en accord avec Étienne Chouard, et je suis convaincu que l’élection est incompatible avec la démocratie.

 Personnellement, la vision démocratique que je défends s’appuierait sur une Assemblée dont les députés serait tirés au sort parmi des citoyens volontaires, pour un mandat court et non-renouvelable. Cette Assemblée serait dotée d’un pouvoir d’élaboration législative, mais le pouvoir de ratification serait réservé au Peuple qui l’exercerait par référendum. Le vote blanc et le référendum d’initiative populaire serait pleinement reconnus.

 Au niveau local, la commune me semble l’échelon idéal sur lequel faire reposer cette nouvelle démocratie, directe et populaire.

  • Que pensez-vous du mouvement des indignés ? Comment expliquez-vous l’échec de la mobilisation ?

Le mouvement des indignés était une réaction franche et populaire aux politiques de rigueur menées par les gouvernements européens. Il s’agissait d’organiser une contestation affranchie des partis et des syndicats, pour, au final, établir une « démocratie réelle ». Le problème, c’est qu’en France de mouvement des indignés a été progressivement récupéré par un collectif qui s’avère être noyauté de l’intérieur par des membres de partis politiques de la gauche électorale et mondialiste. Ainsi, petit à petit, le mouvement des indignés s’est replié sur lui-même, alors qu’il devait au contraire s’ouvrir à l’ensemble de la société. Il s’est cantonné à des actions inutiles, consistant à occuper des places en attendant de se faire expulser par les forces de l’ordre.

Mon sentiment personnel est que l’instrumentalisation de ce mouvement vise à canaliser la contestation pour ensuite la neutraliser par essoufflement : c’est la stratégie classique menée par les syndicats lors des mouvements sociaux. J’ai moi-même proposé directement de nouveaux modes d’actions plus efficaces, une stratégie authentiquement dissidente pour lutter contre le Système. Par exemple, j’ai proposé qu’au lieu d’occuper les places, les indignés s’y réunissent pour ensuite se diriger ensemble vers les distributeurs à billets, dans un mouvement de type « Bankrun ». Cette action est parfaitement légale, et s’avère bien plus menaçante pour le pouvoir oligarchique, qui est avant tout bancaire, que toutes les manifestations qui ont pu être organisées. J’ai alors eu l’honneur d’être « viré » par le collectif en question, comme d’autres le furent avant et après moi. En réalité, le mouvement des indignés a été tué dans l’œuf par quelques militants gauchistes, « idiots utiles », et dont toute l’action s’avère servir les intérêts de l’oligarchie.

Il est un peu tard pour l’indignation… Le terme « d’indignation » en lui-même est faible, dépassé.

Nous sommes dans le temps de la révolte, de la dissidence, de l’insoumission.

Un seul objectif : la libération nationale, par une dissidence économique et politique organisée.

La dissidence: http://la-dissidence.org 

Egalité et Réconciliation Provence : http://www.erprovence.fr

Projet Spartacus : Insoumission locale & libération nationale

juin 20, 2011

Face au Système, il y a ceux qui votent, et pensent que « cette fois c’est la bonne », omettant au passage que l’oligarchie contrôle les partis, leurs financements, les médias, le Ministère de l’Intérieur (qui « organise » les élections).

Face au Système, il y a aussi ceux qui manifestent, et suivent les mots d’ordre des centrales syndicales, omettant que ces mêmes syndicats sont financés par l’Etat ou noyautés par l’oligarchie, et n’organisent finalement que « la canalisation de la colère » pour faire avaler les « réformes » néo-libérales.

Face au Système, maintenant, il y a une dissidence qui s’organise. S’organiser, cela veut dire analyser le Système objectivement dans ses mécanismes de domination, et préparer une riposte aussi méthodique que systématique. C’est aussi refuser le jeu des partis ou des idéologies, et chercher le rassemblement pour un seul objectif : en finir.

Aujourd’hui, nous franchissons un cap décisif, et lançons le « Projet Spartacus – de l’insoumission locale à la libération nationale« . Ce projet, c’est un plan d’attaque imparable qui mettra à genoux le Système. Nous allons tout simplement cesser de le cautionner, et lui ôter progressivement l’ensemble des outils par lesquels il asservit le Peuple de France.

Nous allons mettre en place, avec votre aide et votre soutien, une multitude de dissidences locales, tant sur le plan économique que sur le plan politique, en organisant la puissance populaire, en fondant de nouvelles institutions. Cette insoumission locale sera le prélude qui nourrira un élan de libération nationale et qui verra, par le rassemblement des dissidents Français, la chute de l’oligarchie. Nous n’en sommes plus loin. Abattons nos cartes.

 

Vincent Vauclin

Coordinateur National de la Dissidence


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