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6 Mai 2012 : Abstention & BankRun

avril 30, 2012

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Le 22 Avril dernier, nous étions près de 10 millions à refuser de participer à la duperie nationale que convoquait l’oligarchie.

Rejetant cette parodie de démocratie, nous avions choisi purement et simplement de cesser d’y apporter notre caution.

Nous avions raison, puisque comme prévu – après un premier tour « Spectacle » – les deux candidats présents au second tour sont les deux candidats les plus crapuleux du lot de départ.  Le 6 Mai prochain, sans aucune surprise, l’oligarchie prédatrice qui gangrène notre pays se trouvera reconduite, l’ensemble des institutions de cette « république » ayant été dévoyées dans ce but.

 Sarkozy, Hollande, deux candidats pour un parti : celui de la Banque et de l’Étranger. Tout deux sont en effet inféodés aux marchés et à la finance, au sionisme et aux réseaux de pouvoir (maçonniques, industriels, européistes et atlantistes) : ils ne sont que les laquais serviles de leurs maîtres.

 La joute ancillaire à laquelle nous assistons relève d’une mise en scène cynique destinée à convaincre le citoyen lambda qu’il a le choix, que ce régime est une démocratie parce qu’on y vote.

 Le vote est une arme en effet : à condition que l’on en comprenne la portée et les implications. Et surtout, que l’on comprenne que le refus de voter est un acte politique fort, et qu’il s’agit en l’occurrence du seul véritable positionnement alternatif : le choix n’est pas entre Hollande et Sarkozy (qui ne sont que les deux faces d’une même pièce), mais entre le vote et l’abstention, entre « cautionner » et « refuser ».

 Les évènements politiques, monétaires et financiers qui vont survenir dans les mois qui suivront ce scrutin vont précipiter l’Europe, et la France, dans un cycle infernal qui aboutira à des troubles d’une ampleur inégalée. Face à la rue, un gouvernement – quelle que soit sa couleur politique – est toujours violent : la situation en Grèce nous le démontre tristement. Et ce pouvoir tire sa légitimité de l’élection.

En votant, pensez-y : votre bulletin cautionnera peut-être le coup de matraque qui s’abattra sur votre visage émacié d’ici quelques mois…

 Le 6 Mai prochain, nous ne voterons pas.

Le pouvoir politique n’a aujourd’hui véritablement qu’une fonction : garantir les intérêts du pouvoir financier, en souscrivant à l’arnaque de la Dette, en l’accentuant. C’est cette réalité qu’il convient de mettre en lumière, et c’est pourquoi le 6 Mai, nous appelons à l’abstention, et au BankRun.

 Notre abstention politique se doublera en effet d’un acte militant de riposte populaire au pouvoir bancaire : dans un élan commun, le jour de ce scrutin, nous irons retirer notre argent.  Notre objectif sera clair : plutôt que de renforcer le pouvoir politique, nous irons affaiblir le système bancaire en le frappant à la source, ses réserves de liquidités – plus que limitées.

Ils nous veulent aux urnes, qu’on les remplisse ?

Ils nous trouveront devant les distributeurs, on les videra.

Vincent Vauclin

Lancement de la Campagne Abstention 2012

mars 29, 2012

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Tous pourris !” : Cette affirmation péremptoire court sur toutes les lèvres de la “France d’en-bas” dès lors qu’est évoquée la classe politique, et l’élection présidentielle au cours de laquelle celle-ci se manifeste si bruyamment.

Taxée de “populiste”, cette sentence délivrée par les “petites gens” du quotidien, ce peuple aussi craint que méprisé par les élites, n’en demeure pas moins un constat tout à fait valable, traduisant un élan de défiance envers cette oligarchie mafieuse qui précipite notre pays vers l’abîme.

Institutions dévoyées, corruption généralisée et manipulations médiatiques quotidiennes font de la “République Française” un régime qui n’a rien à envier aux régimes autoritaires de type soviétique.

Cette dictature moderne s’en démarque cependant par la complexité de sa nomenklatura – où s’enchevêtrent lobby sioniste, obédiences maçonniques, partis politiques, syndicats, groupes de pressions financiers et industriels – et par son système de domination reposant sur un mensonge omniprésent et matraqué quotidiennement par les médias, selon lequel ce régime serait un modèle de démocratie et de pluralisme.

Dans ce contexte, les élections (et en particulier l’élection présidentielle) tiennent une place centrale : il s’agit de mobiliser les masses citoyennes pour qu’elles votent, et octroient ainsi à nouveau pour 5 ans une onction démocratique légitimant la domination.

Face à cette mascarade, la Dissidence Française rejette toute compromission, et entend faire de l’abstention un positionnement moral autant que tactique.

Loin de l’image négative qui lui est généralement attribuée, nous défendons l’abstentionnisme  comme un véritable positionnement politique dissident, militant et cohérent.

Vincent Vauclin

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Abstention 2012 : Entretien avec Vincent Vauclin

mars 25, 2012


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  • D’où vient l’idée pour une telle mobilisation ?

Le paysage politique Français est intégralement verrouillé.
Derrière l’illusion du multipartisme, nous faisons face à une pensée unique à laquelle souscrivent la quasi-totalité des candidats à l’élection présidentielle. Cette idéologie, au pouvoir depuis plus de 40 ans, va à l’opposé des principes fondamentaux de notre nation, et de la civilisation.
Les différences entre les partis majoritaires ne sont que de degrés, non de nature. Tous défendent le capitalisme, le mondialisme, et l’idéologie moderne que nous combattons.

Nous ne pouvons pas cautionner ce système politique dévoyé, mais entendons plutôt le dynamiter ! Nous entrons alors en dissidence, c’est-à-dire dans un processus pré-révolutionnaire qui vise à délégitimer la domination oligarchique.
L’enjeu le plus central est donc, à mon sens, celui de la légitimité. C’est cette « guerre de légitimité » que nous entendons mener, tant sur le plan économique que sur le plan politique, et par laquelle nous cessons purement et simplement de participer au processus de domination que nous dénonçons. C’est une question de cohérence tactique, mais c’est aussi un positionnement moral.

  • Qu’est-ce que l’abstentionnisme peut changer ?

A très court terme, les chances de changements sont minces.
Mais semaines après semaines, mois après mois, l’apparente légitimité du pouvoir s’érode. Et de ce point de vue, l’abstention participe à dévoiler cette domination, à la faire apparaître pour ce qu’elle est, dans sa nudité abjecte débarrassée de ses oripeaux démocratiques. C’est là l’enjeu central : les « citoyens » ont pris l’habitude de nommer « république » un régime qui en est l’antithèse.
Brecht disait que « la provocation est une façon de remettre la réalité sur ses pieds », et l’abstention, d’une certaine façon, est une forme de provocation politique qui, en sortant des schémas de pensée imposés, court-circuite le processus de domination.

  • Quelle est l’ampleur de cet abstentionnisme ?

L’abstention a atteint un niveau historique en France, signifiant ainsi à ceux qui en doutaient la profonde crise dans laquelle s’enfoncent ces institutions, dans lesquelles plus personne ne croit.
Voici quelque chiffres qui parlent d’eux-même : aux élections européennes de 2009, l’abstention fut de 59,4% ; aux élections régionales de 2010, elle fut de 53,7% ; et aux élections cantonales de 2011, elle fut de 56%.
Le cas de l’élection présidentielle est cependant particulier, la mobilisation électorale y étant généralement élevée. Mais le plus important n’est pas tant le taux de cette abstention, que les motivations qui la sous-tendent. L’abstention est généralement associé à un désintérêt pour les questions politiques. Par notre action, nous entendons au contraire mettre en avant un véritable positionnement politique dissident, revendiqué et cohérent.

  • Quelle alternative proposez-vous au vote et au système actuel ?

Diverses solutions sont avancées pour en finir avec cette domination.
La question fondamentale, à mes yeux, est institutionnelle : c’est le mode de gouvernement en lui-même qui doit être repensé. Nous défendons ainsi la reconnaissance du vote blanc, du référendum d’initiative populaire, et la réalisation d’une véritable démocratie à l’échelon local (communal ou cantonal) sur le modèle suisse par exemple. Le processus électif en lui-même doit être remis en cause : pourquoi les citoyens devraient-ils élirent des représentants pour plusieurs années, sans les connaître, ni avoir de quelconques outils pour vérifier la réalisation de leurs promesses, et les révoquer en cas d’échec ?
Sur ce point, je partage les idées que développe brillamment Etienne Chouard sur le tirage au sort (également désigné sous le terme de « clérocratie »). C’est un système de désignation de représentants selon les principes inspirés de la démocratie athénienne, et qui me semble être une alternative particulièrement intéressante à l’élection, puisqu’il constitue un rempart institutionnalisé contre toute dérive oligarchique.

  • Si vous étiez élu président demain, quel seraient les premiers trois changements que vous entreprendriez ?

Par définition, le système politique Français est verrouillé. Il serait absolument illusoire de croire qu’une quelconque alternative pourrait émaner « légalement » de ce système, en particulier via l’élection présidentielle.

Mais si je devais entreprendre trois changement majeurs et immédiats, ils seraient tous subordonnés à l’exigence d’un retour à une souveraineté Française intégrale : sur le plan politique, par la sortie de l’Union Européenne (application de l’article 50 du Traité de Lisbonne) et de l’euro ; sur le plan économique, par l’abrogation de la Loi du 3 Janvier 1973 relative à la création monétaire (reprise maintenant dans le Traité de Maastricht, article 104 ; et dans le Traité de Lisbonne, article 123) ; et sur le plan militaire, par le retrait de la France de l’OTAN, et donc du commandement intégré de cette organisation (ce qui impliquerait de fait la fin de l’ensemble de nos opérations extérieures sous mandat de l’OTAN, notamment en Afghanistan).

  • Est-ce que vous préparez des actions pour partager vous idées et pour inciter les gens à ne pas voter ?

Notre campagne « Abstention 2012 » vise précisément à soutenir cet élan abstentionniste, et à en diffuser les principes sur internet comme sur le terrain.
Plusieurs idées sont discutées, tel que l’occupation simultanée de bureaux de vote (qui serait tout à fait légale), l’organisation d’une votation populaire pour une assemblée constituante (référendum auto-organisé), ou encore le lancement le jour des différents scrutins de BankRun ciblés sur plusieurs institutions bancaires impliquées dans la crise que nous subissons (un BankRun est mouvement massif de citoyens retirant de la monnaie aux distributeurs un même jour, créant ainsi un effet boule de neige susceptible de priver l’institution financière de liquidités).
Cette dernière idée permet, selon moi, de mettre en lumière le cœur de la domination : la Banque, et d’attirer ainsi l’attention sur ce pouvoir financier tentaculaire et transnational, dont le milieu politico-médiatique n’est en réalité qu’une excroissance…

Entretien réalisé par Jéléna Prtoric

Etudiante en Journalisme – Science-Po Paris

Revue “Perspectives” – 4ème Trimestre 2011

janvier 6, 2012

Le dernier “Perspectives” de l’année est en ligne !

A télécharger gratuitement, à diffuser massivement !

Au sommaire de ce numéro :

Un pas vers l’unité : le Réseau Civis (3)
Mensonges et vérités sur la Syrie (4)
La doctrine de la perversion (7)
« Conférence sur le Laïcisme » par Franck Abed (8)
Discours du Président Ahmadinejad du 22 Septembre 2011 (9)
Solidarité avec les SDF à Rouen (13)
Bilan-photos de la mobilisation des 19 et 20 Novembre derniers (14)
Répression routière : la Dissidence passe à l’action (15)
Sélection culturelle (15)
Les Mères et la virilité olympienne (16)
Du retrait (22)
L’antifascisme, la gangrène intellectuelle au service de la domination (23)
« Reprenons l’initiative ! » : le nouveau tract de la Dissidence (24)
Liberté d’expression : « Shoah Hebdo » ! par Joe Lecorbeau (25)
Grande bouffe sur le Golgotha, ou la foire aux idoles (26)
« Excuses aux eurosceptiques » (27)
Quel avenir pour la France ? (28)
« Entretien avec Vincent Vauclin » par Fabrice Blanc (31)

L’antifascisme : la gangrène intellectuelle au service de la domination

novembre 12, 2011

Toutes les conditions sont théoriquement réunies pour que s’organise, face aux offensives de l’oligarchie, une riposte populaire d’une ampleur inédite. Tous les secteurs sont touchés. Toutes les familles appauvries. Toutes les structures sociales ébranlées.

Après l’annonce, le 7 Novembre dernier, d’un nouveau plan de rigueur destiné à enrichir les banques par le mécanisme pervers de la Dette, beaucoup attendaient encore une réponse unitaire et forte des organisations syndicales. Ils n’en fut rien. De son coté, le mouvement des indignés, entamé depuis déjà plusieurs mois, piétine. D’AG en AG, les rangs s’éclaircissent, et la mobilisation spontanée s’essouffle.

L’oligarchie mondialiste et apatride, dont Sarkozy est en France le représentant, continuera son pillage des patrimoines publics aussi longtemps qu’elle le pourra. S’appuyant sur le viol systématique des souverainetés nationales et sur le mépris affiché de la volonté des Peuples, la domination s’est constituée un auxiliaire aussi zélé qu’anachronique : l’antifascisme.

L’antifascisme est une gangrène intellectuelle. Contaminant les tissus du corps politique contestataire, jusqu’à les nécroser par asphyxie conceptuelle. Faisant appel au réflexe pavlovien et à l’amalgame, l’antifascisme fut sorti du ghetto gauchiste où il croupissait pour devenir l’un des chiens de garde du Système de domination.

L’antifascisme prépare idéologiquement le terrain au mondialisme pour que ce dernier puisse s’imposer en saccageant les souverainetés nationales. Les antifascistes s’acharnent en effet à associer l’idée fondamentale de souveraineté nationale au fascisme, au nazisme et au racisme. Cet insidieux travail de fond se traduit aujourd’hui, chez la plupart des partis politiques, par l’abandon des notions de souveraineté, de nation, voir de frontières. Ce faisant, les antifascistes contribuent activement à la standardisation du discours politique, dont doivent dorénavant être exclues toutes références à la patrie et à la souveraineté, notions pourtant indispensables à la réalisation de la démocratie puisque lui fournissant son seul cadre d’expression historiquement légitime.

Recrutant largement ses adeptes dans les rangs des mouvements de gauche radicale et anticapitaliste, l’antifascisme permet de canaliser cette jeunesse militante dans un faux combat, contre des ennemis qui en vérité n’en sont pas, et l’éloignant ainsi des seuls véritables ennemis du Peuple : les bureaucrates apatrides de l’Union Européenne, du Fond Monétaire International, ou encore de l’Organisation Mondiale du Commerce, qui court-circuitent quotidiennement les démocraties et les souverainetés nationales. Car c’est celui là, le vrai visage du fascisme aujourd’hui. Et si les cravates sombres ont remplacé les chemises brunes, si le son feutré des commissions s’est substitué au fracas des canons, ne nous y trompons pas : c’est une guerre qui est menée, celle d’une oligarchie qui entend imposer une nouvelle féodalité à notre Peuple, aux Peuples d’Europe, et qui a trouvé chez les antifascistes ses nouveaux Kapos.

Cela se traduit en particulier dans le monde syndical, qui brille d’ailleurs en ce moment par sa léthargie, où s’est opéré une évolution notable : la lutte des classes, contre l’exploitation et l’oppression, tend aujourd’hui à être abandonnée au profit d’une lutte contre le fascisme et « l’extrême-droite ». Ce glissement antifasciste arrive à point nommé, au moment précis où le régime oligarchique enchaîne les plans de rigueur et intensifie le processus d’intégration européenne. C’est ainsi que des organisations syndicales en sont arrivées à exclure certains de leurs membres (qui ne sont déjà pas nombreux), sous couvert d’antifascisme, se faisant ainsi objectivement les alliés de la classe dominante puisque refusant de fait de couvrir certains salariés à cause de leurs positionnements politiques.

J’en fis moi-même les frais, et je fais le choix ici d’en exposer les faits parce qu’ils me semblent emblématiques. J’étais salarié depuis près de deux ans dans un centre d’appel d’une grande entreprise de « phoning », pratiquant le « management à l’américaine », et dans laquelle j’avais entrepris diverses actions de résistance dont certaines furent efficaces. Accompagné de collègues, j’ai voulu aller plus loin, en fondant une section syndicale afin d’accentuer ce travail d’organisation collective. Je me suis alors tourné vers le syndicat Solidaires, dont j’avais salué l’intransigeance durant la réforme des retraites. Le 25 Mars 2011, j’étais nommé Représentant de Section Syndicale (R.S.S) dans cette entreprise, comme en témoigne cette lettre signé d’Annick Coupé, porte-parole de Solidaires. Quelques jours plus tard, je suis convoqué par mon employeur qui me notifie mon licenciement, sans préavis ni indemnités. Considérant le caractère abusif de ce licenciement, je me suis alors adressé tout naturellement à mon syndicat. Lors de cette entrevue, il m’a été expliqué par les représentants de Solidaires qu’il n’était pas possible de me maintenir en tant que R.S.S, car j’administre un site (la-dissidence.org) « dont certains des liens mènent à des sites d’extrême-droite », « nauséabonds » (sic) ! Furent notamment cités des liens vers Alain Soral, ou encore Dieudonné, « qui donne une coloration qui pose inévitablement problème », « incompatible avec une responsabilité dans Solidaires ».

Ainsi, une organisation syndicale fait le choix, au nom de l’antifascisme, de cesser de couvrir l’un de ses représentants, au moment précis où celui-ci est licencié par son employeur, vraisemblablement parce que justement il représentait un pôle de résistance à l’exploitation.

A de multiples niveaux, l’antifascisme s’illustre donc finalement comme auxiliaire circonstanciel de la domination oligarchique, que ce soit sur le plan politique ou économique.

Cette contamination des esprits, totalitaire par sa logique pavlovienne d’amalgame, réductrice par son logiciel idéologique aussi dépassé que figé, relève finalement d’un processus pervers de pacification sociale par la diversion et l’aliénation intellectuelle.

Pour remédier à cette gangrène, devra-t-on avoir recours à l’amputation ?

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Vincent Vauclin

http://la-dissidence.org

BankRun777 : les 3 dates qui vont faire trembler la Banque

octobre 6, 2011

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C’est une tradition au théâtre : juste avant la représentation, 3 coups sont frappés pour attirer l’attention du public, et  faire ainsi débuter solennellement la pièce.

Dans la tragédie de notre monde contemporain, celle qui se joue devant nos yeux et dont l’intensité dramatique n’a d’égale que son caractère factice, nous avons décidé de rajouter un nouvel acte de notre composition. Nous faisons le choix d’organiser l’effondrement bancaire en privant la Banque des maigres liquidités dont elle dispose encore.

Dans la lignée du BankRun du 7 Décembre 2010, puis du dernier BankRun du 15 Septembre, nous allons frapper trois grands coups, consolidant ainsi la riposte populaire contre la domination bancaire, celle devant laquelle les politiques de tout bords s’agenouillent au mépris de l’intérêt général et des souverainetés populaires.

Ainsi, le 7 Octobre, le 7 Novembre, et le 7 Décembre, nous invitons tous les citoyens Français à se rendre à leurs agences pour clôturer leurs comptes et livrets bancaires, et retirer en liquide leur argent, tant que cela leur est encore possible. Par ce geste individuel, chacun pourra participer à une action collective d’émancipation populaire.

L’enjeu est d’importance : à l’heure où l’ensemble des Peuples d’Europe se font dépouiller au nom de la politique de rigueur, à l’heure où la monnaie n’est qu’un instrument d’asservissement et d’exploitation au service d’une oligarchie apatride, à l’heure où les organisations politiques et syndicales s’avèrent totalement corrompues et incapables de servir l’intérêt général, à l’heure où, enfin, se révèle le vrai visage d’une mondialisation financière intrinsèquement pervertie, il est absolument fondamental d’organiser une stratégie efficace de résistance populaire.

Cette dissidence économique demeure l’un des seuls leviers à notre disposition pour résister à l’Empire. Et il ne fait aucun doute que si des milliers de personnes y participent, la peur changera de camp. Car soyons bien clairs : nous ne cherchons pas à rassurer les marchés, nous voulons les affoler, les précipiter dans le mur des paradoxes qu’ils ont généré. Le système financier est d’ores et déjà condamné. Dans une fuite en avant d’un cynisme incroyable, le cartel bancaire est déterminé à organiser la faillite des Etats pour mieux s’accaparer les patrimoines publics et conforter ainsi une domination féodale contraire à tous les principes démocratiques de souveraineté populaire.

Nous décrétons la mobilisation générale de tous les citoyens Français, salariés, chômeurs, fonctionnaires, commerçants, artisans, étudiants, retraités, agriculteurs, blogueurs et internautes, qui pourront, dans cet élan commun, s’ériger comme le dernier contre-pouvoir légitime face à la domination capitaliste…

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Vincent Vauclin

« La doctrine de la perversion » Par Vincent Vauclin

septembre 27, 2011

La domination moderne ne se satisfait d’aucune victoire. Et le cyclone de l’idéologie ambiante continue de ravager ces forêts millénaires, enracinées dans les âmes, que sont les traditions. Ces traditions en effet, s’apparentent à autant de chênes, peupliers et marronniers qui, par le lent développement de leurs racines, contribuent à stabiliser le terrain de la moralité collective.

Le fléau de la modernité n’a jamais autant prospéré que dans cette période du capitalisme consumériste, règne d’un individualiste de masse décomplexé et totalitaire. Et pour cause : la modernité n’est pas une conséquence du capitalisme, mais son préalable indispensable, sa composante intrinsèque. Rien de ce monde décadent n’aurait pu advenir sans la mise en place de cette domination moderne et antitraditionnelle, qui fit en quelques sortes sauter tous les verrous moraux qui bridait le développement du capitalisme productiviste, et de son corollaire, la société de consommation.

La transgression des valeurs traditionnelles – j’entends ici les valeurs chrétiennes, la France étant avant tout « la fille aînée de l’Église » – semble donc s’inscrire dans le cadre d’une doctrine bicéphale, qui combine perversion et profit, aliénation consumériste et exploitation commerciale. Le tout avec un seul objectif : ôter à l’homme toute dimension transcendantale, tout sens du sacré, bref lui ôter son humanité et le mettre ainsi à disposition du monde marchand pour y jouer ce rôle si dégradant et aliénant de consommateur, dont l’identité se résume à un ensemble de pulsions téléguidées par les publicitaires et dont l’assouvissement constitue la seule raison de vivre, justifiant à ses yeux son exploitation quotidienne et laborieuse.

C’est dans cette logique que s’inscrit l’immonde campagne publicitaire récemment lancée par éram, cyniquement appelée « la famille c’est sacré », et dont voici les slogans-phares :

  •  «Comme disent mon papa, ma maman, et la troisième femme de mon papa, la famille, c’est sacré» ;
  • «Comme disent ma maman, et son petit copain qui a l’âge d’être mon grand frère, la famille c’est sacré» ;
  • «Comme disent mes deux mamans, la famille c’est sacré».

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Soit dans l’ordre :

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  • la normalisation du divorce et la banalisation des familles atomisées, instables et recomposées ;

  • la normalisation des couples hétéroclites, mais surtout de la mère ouvertement sexualisée, dont la fillette mentionne le « petit copain plus jeune » remarquant au passage une différence d’âge notable troublant la séparation fondamentale entre les générations (si le « petit-copain de maman » a l’âge d’être le grand-frère, peut-être que « la petite copine de papa » à l’âge d’être la grande sœur…) ;

  • et enfin, bien évidemment, l’éloge normalisatrice de la déviance homosexuelle, et le message banalisant une homoparentalité qui est pourtant ce qu’il y a de plus anormal et déviant, que ce soit sur le plan sociologique, psychologique, ou biologique.

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Difficile d’aller plus loin, encore que nous pouvons amplement imaginer un slogan en rapport avec la « théorie du genre » qui fit récemment l’actualité : « Je change de sexe, mais pas de marque ! ». Nul doute qu’ils y ont songé…

Nous sommes là pleinement face à ce que j’évoquais précédemment, c’est-à-dire l’alliance revendiquée entre la transgression morale et le conditionnement consumériste, soit la promesse d’un monde décadent et macabre, qui fait l’apologie du vice sous toutes ses formes possibles.

Il apparaît clairement que la sécularisation de notre société, notamment par la mise en place de l’emblématique « Loi de 1905 » conduit à une aliénation des hommes bien plus grave et immonde que toutes les aliénations religieuses réunies, puisque compromettant au final le développement de la Vie, des individualités, des familles et des structures sociales qui permettent la Civilisation. Et ce n’est sans doute pas un hasard si les tenants revendiqués de cette « Loi de 1905 » – les obédiences maçonniques et leurs adeptes (puisqu’il faut bien les nommer) – comptent également parmi les principaux groupes économiques dominants dans notre pays, profitant donc pleinement de cette domination spirituelle, sociale et économique…

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Vincent Vauclin

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